Cette section est consacrée aux données essentielles sur le trouble développemental du langage (TDL). Vous y trouverez les principales statistiques et faits marquants permettant de mieux saisir l’ampleur de ce trouble neurodéveloppemental, qui touche un grand nombre de personnes, tant au Québec qu’ailleurs dans le monde. En mettant en perspective ces chiffres, on comprend mieux l’importance de la reconnaissance du TDL, de l’accès à des services spécialisés et du soutien à long terme pour les personnes concernées et leur entourage.
Le TDL est un trouble complexe qui touche plus de 7% de la population et dont la cause exacte reste souvent inconnue.
Les manifestations du trouble développemental du langage (TDL) sont diverses et peuvent avoir des conséquences importantes sur plusieurs aspects du quotidien, notamment le comportement, la concentration, les apprentissages scolaires et les interactions sociales.
Consultez les données présentées pour mieux cerner l’impact réel du TDL et l’importance d’agir rapidement. La sensibilisation, le dépistage précoce et un accompagnement adapté jouent un rôle clé pour soutenir les personnes touchées et favoriser leur plein développement.
Plus de 7 % de la population
Le trouble développemental du langage (TDL), auparavant désigné sous les termes « dysphasie » ou « trouble primaire du langage », touche environ 7 à 8 % de la population. Cela signifie qu’il est plus fréquent qu’on pourrait le croire (Source : Norbury et al., 2016).
72 % présentent encore des difficultés à 12 ans
Parmi les enfants touchés par le TDL, 72 % continuent de présenter des difficultés langagières importantes à l’âge de 12 ans. Cela démontre le caractère durable du trouble et l’importance d’un soutien à long terme. (Source : Ordre des orthophonistes et des audiologistes du Québec (OOAQ), 2014).
1 enfant sur 2 identifié avant 5 ans
Bien que le dépistage précoce soit essentiel, seulement un enfant sur deux ayant un TDL est repéré avant l’âge de 5 ans. Ce retard dans l’identification peut limiter l’accès rapide aux services nécessaires. (Source : American Academy of Pediatrics – AAP).
En salle de classe, 1 élève sur 14 vie avec un TDL.
(Source : OOAQ, 2014).
81 % présentent un trouble langagier non reconnu
D’après une méta-analyse, 81 % des enfants âgés de 5 à 12 ans qui consultent pour des difficultés affectives ou comportementales présentent aussi un trouble du langage significatif non diagnostiqué. Ce constat soulève des préoccupations quant à l’adéquation des services reçus. (Source : Hollo, Wehby et Oliver, 2014).
3 à 4 garçons pour chaque fille
Le trouble développemental du langage (TDL) est diagnostiqué plus fréquemment chez les garçons, avec un ratio variant de 3 à 4 garçons pour chaque fille. Cette différence pourrait être liée à des facteurs biologiques ou à des biais dans le dépistage. (Source : American Speech-Language-Hearing Association – ASHA).
3 fois plus à risque de difficultés scolaires
Les enfants présentant un trouble développemental du langage (TDL) sont trois fois plus à risque de vivre des difficultés d’apprentissage comparativement à ceux qui n’en présentent pas. Cela souligne l’importance d’une intervention rapide et adaptée. (Source : American Speech-Language-Hearing Association – ASHA).
66% à 91% des enfants présentant des troubles du comportement aurait un TDL
Si tous les enfants vivant avec un TDL ne présentent pas de troubles du comportement, la très grande majorité (66% à 91%) des enfants avec des troubles du comportement aurait des difficultés ou un trouble du langage (Source : Hollo et al., 2019) . Une certaine proportion seraient non-diagnostiqués (Source : Holloet al., 2014).
43 % des filles avec un TDL victimes d’abus
Les filles vivant avec un trouble du langage sont significativement plus vulnérables aux abus à caractère sexuel : 43 % d’entre elles en seraient victimes avant l’âge de 18 ans, comparativement à 16 % chez les filles sans difficulté langagière. Ce chiffre souligne l’importance de la vigilance et de la prévention.
Risques à long terme : Suivi d’individus avec TDL dans l’enfance montre, à 36 ans, un risque accru de traits schizotypiques (64% vs 18%), de schizophrénie (38% vs 11%), et de troubles de personnalité (49% vs 22%) (Source : Mouridsen et Hauschild, 2008 ;2009).
50 % des personnes incarcérées présentent des troubles du langage
Près de la moitié des personnes en milieu carcéral présentent des difficultés importantes liées au langage oral et écrit. Ce lien préoccupant entre troubles langagiers et judiciarisation met en lumière l’importance d’un dépistage et d’un soutien approprié dès l’enfance.
(Source : Morken, F., Jones, L. O. et Andersen Helland, W. (2021), Disorders of Language and Literacy in the Prison Population: A Scoping Review, Education Sciences, 11(2)).
Des milliards de dollars en coûts liés au TDL
Le trouble développemental du langage (TDL) entraîne des coûts sociaux et économiques considérables. Entre les services de santé, les mesures de soutien en éducation et les pertes de productivité à long terme, les dépenses associées au TDL s’élèvent à plusieurs milliards de dollars annuellement dans de nombreux pays.
(Source : American Journal of Speech-Language Pathology).